Chapitre 9 : Les fonctions financières

Introduction :
Dans toute entreprise, quelle que soit sa nature et importance, on assure les mêmes fonctions de base : Administrative, Commerciale, Comptable et Financière, Technique et
Sociale.
La division n’y est pas toujours aussi nettement marquée, en particulier dans une entreprise de faible importance, plusieurs fonctions peuvent fort bien être assurées par le même service et quelque fois par le même employé.

I- Définition et rôles de la fonction financière :

1- Définition :
La fonction financière met en œuvre les capitaux. Elle commande la circulation des capitaux à l’intérieur de l’entreprise et les échanges des capitaux avec l’extérieur.
La fonction financière peut être comparée à la fonction de circulation sanguine dans l’organisme humain.

2- Les rôles :
La fonction financière doit :
􀂃 Mettre au service de la rentabilité de l’entreprise les ressources et les techniques financières.
􀂃 Apprécier puis contrôler l’intérêt économique des projets.
􀂃 Elle doit mettre aussi à la disposition de l’entreprise les techniques financières nécessaires à son développement et à sa protection.

Elle a aussi d’autres rôles, on cite parmi lesquels :
􀂃 Premièrement, elle doit prévoir les emplois et les ressources pour ne pas mettre en péril l’entreprise.
􀂃 Elle doit aussi participer aux décisions relatives au volume et à la structure des actifs.
􀂃 Elle doit contribuer à la définition de conditions de vente et d’achat et surveiller la capacité financière des clients et des fournisseurs.
II- Evaluation des besoins :

A- Besoins de financement à long terme :

Le cycle d’investissement :
 ► L’investissement entraîne des besoins de financement importants.

► Le cycle d’investissement commence avec la création de l’entreprise avec l’achat des immobilisations nécessaires à son fonctionnement (locaux, terrain, machines…) ; il s’amplifie avec la croissance de l’entreprise (il faut renouveler le capital amorti, augmenter la capacité de production).

► Le cycle d’investissement s’achève à la fin de l’entreprise (faillite, cessation de l’activité, absorption).

► C’est un cycle long (entre la date de l’engagement des fonds investis et la date d’obtention du bénéfice, la durée est assez longue).

L’investissement :
         C’est une immobilisation des fonds dont l’entreprise espère un gain futur.

Type d’investissement par objectif :
L’investissement de création : à la naissance de l’entreprise, il faut acheter des locaux, des terrains, des biens d’équipements…
L’investissement de remplacement : (ou de renouvellement) ils maintiennent la capacité de production (remplacement des biens de productions anciens).
L’investissement d’expansion : (capacité) pour réaliser une production ou pour augmenter la capacité de production.

Remarque : Investissement immatériels (ex : recherche, formation, mercatique, logiciel, organisation du travail).

Décision d’investissement :
Pour chaque investissement à réaliser, une étude est nécessaire afin de déterminer le projet le plus rentable (l’entreprise compare le coût de l’investissement aux gains liés à son utilisation).

B- Besoins de financement à court terme :
Notion du cycle d’exploitation :
► Le cycle d’exploitation est la période séparant la date de l’achat des matières premières et la date de vente du produit fini (règlement).

► L’entreprise doit donc financer ses stocks (M.P ; P.F) et les créances sur ces clients.

Besoin en fonds de roulement d’exploitation (B.F.R.E) :
Aux besoins générés par l’exploitation (stock et créance sur les clients) correspond un financement lié également à l’exploitation.
Il y a BFR dans une entreprise quand les besoins de financement dépassent ses ressources d’exploitation.
B.F.R.E = stock + créances – dettes fournisseurs

 
 



C’est un besoin qui existe toujours dans les entreprises (besoin stable) (il doit être financé par des ressources stables).

III- Moyens de financements :

A- Financement à C.T :

Crédit fournisseur :
L’obtention d’un crédit auprès du fournisseur allège la trésorerie. (L’idéal est d’accorder à ces clients un crédit d’une durée inférieure à celle obtenue de ses fournisseurs).
Crédit bancaire :
L’entreprise s’adresse à son banquier pour lui demander un crédit lui permettant de faire face à ses échéances (pour financer le cycle d’exploitation). Plusieurs formes de crédit sont possibles :
Crédit de financement de la trésorerie :
+ L’escompte des effets de commerce : l’entreprise peut négocier les effets de commerce qu’elle possède en porte feuille (L.D.C, billet à ordre, warrant…)
+ Le crédit par caisse : l’entreprise s’adresse à sa banque qui lui accorde des liquidités (des avances). Plusieurs techniques sont utilisées :
􀂃 Facilité de caisse (la durée est de quelque jours / mois).
􀂃 Le découvert : durée quelques mois.
Crédit de financement des stocks :
Ils sont accordés sous forme de découvert :
+ Le crédit de campagne : financement des activités saisonnières.
+ Avances sur marchandises : financement des stocks.
+ Crédits spéciaux : pour les activités à encourager.

L’affacturage :
► C’est la vente au comptant par une entreprise de ses créances commerciales à
un intermédiaire spécialisé appelé factor (société d’affacturage).
► Avantage : l’entreprise ne court pas le risque d’insolvabilité des clients.
► Inconvénient : il set cher.

B- Financement à moyen et à long terme :

L’autofinancement :
► Il y a autofinancement quand l’entreprise finance ses investissements par ses propres moyens : il s’agit des moyens de financement permanents que l’entreprise trouve dans ses propres ressources : bénéfices, amortissements et provisions.
► Avantages :     C’est un moyen de financement gratuit.
Il laisse la capacité d’emprunt intacte.
Il finance la croissance de l’entreprise.
Il est encouragé par l’Etat (dégrèvements fiscaux).
►Inconvénients : Il est insuffisant.
Il finance des investissements à rentabilité modeste.
Il diminue les bénéfices distribués (décourage les actionnaires)

Les apports nouveaux :
L’entreprise augmente son capital.
►Augmentation du capital en numéraire : l’entreprise vend de nouvelles actions
►Augmentation du capital en nature : il y a bien réel apporté (terrains).
►Augmentation du capital par incorporation des réserves ou conversion des créances.
►Avantages :      ● L’entreprise n’a rien à rembourser.
● Sa capacité d’endettement est intacte.
● La rémunération se fait en fonction des bénéfices réalisés.
►Limites : les anciens actionnaires risquent de perdre le contrôle du capital (dilution du capital).

Les emprunts à moyens et à long terme :
►Les crédits à moyen terme financent les investissements dont la durée de vie est inférieure à 7 ans.
►Les crédits à long terme ont une durée de 7 à 15 ans.

Le crédit bail :
L’entreprise au lieu d’acheter l’équipement, elle le loue chez une société de crédit bail qui l’achète à sa demande :
L’entreprise paye le loyer mensuel convenu dans le contrat.
A la fin du contrat, l’entreprise peut l’acheter ou le restituer ou renouveler le bail.
► Avantages :     L’entreprise suit le progrès technique, elle est compétitive
► Inconvénients :         C’est un moyen de financement cher.

Synthèse :
TABLEAU DES EMPLOIS ET DES RESSOURCES

EMPLOIS
RESSOURCES
- Investissements en immobilisations.
- Accroissement des stocks (valeur nette).
- Accroissement des créances d’exploitation
(valeur nette).
- Accroissement des créances diverses et des valeurs réalisables (valeur brute).
- Remboursement des dettes.

- Apport en capital.
- Marge brute d’autofinancement.
- Nouvelles subventions
d’investissement.
- Nouvelles dettes.
- Prix de cession des actifs immobilisés.
- Remboursement des prêts.
- Diminution des stocks (valeur nette)
- Diminution des créances d’exploitation
(valeur nette).
- Diminution des créances diverses et
des valeurs réalisables (valeur nette).
IV- Les partenaires financiers de l’entreprise :

A- La banque :

1 –Définition
1ère définition : est un établissement ayant pour objet principal de procurer des services financiers à des particuliers et à des entreprises, qu’elles soient privées ou publiques.
L’activité de banque, très anciennement attestée dans l’histoire, consiste à sauvegarder et à transférer des fonds, à accorder des prêts et à échanger de la monnaie. Ces services sont fournis par un ensemble d’institutions telles que les banques de dépôt, les banques centrales, les caisses d’épargne, les sociétés fiduciaires, les sociétés financières, les organismes d’assurance vie et les banques d’affaire ou autres institutions qui se destinent à l’investissement bancaire.

2ème définition : selon la loi bancaire de 1993, l’article 1 nous dicte que :
« Est considéré comme établissement de crédit toute personne morale qui effectue à titre de profession habituelle, l’une des opérations suivantes :
- la réception de fond public
- la distribution de crédit
- la mise à disposition de la clientèle de tous moyens de paiement ou leur gestion »
2- Evolution du système bancaire et para bancaire marocain
Les institutions financières au Maroc étaient des maisons de commerce dont les transactions financières étaient limitées aux dépôts, aux retraits et aux opérations de change qui ne représentaient qu’une branche seulement de leur activité globale.
Leur développement s’amorça avec la réouverture du Maroc au commerce extérieur en 1822-1823, après 65 ans de repli.
Alors il y a eu l’influence des établissements financiers européens par l’intermédiaire de leur représentant, pour la plupart des juifs installés à Tanger et créèrent les premières banques au Maroc.
Le premier établissement fut crée en 1844 (Banque moses pariente).
Depuis cette date, il y a eu création d’autres banques, dont certaines représentaient des intérêts européens au Maroc.
Le premier établissement fut crée en 1844 (Banque moses pariente).
Depuis cette date, il y a eu création d’autres banques, dont certaines représentaient des intérêts européens au Maroc.
A partir de 1880, certaines banques européennes voulurent intervenir directement dans les finances marocaines et créer leurs propres succursales au Maroc.
Parallèlement à cette période, apparurent les banques étrangères au Maroc entre 1880et 1909.
Sous le protectorat, le nombre des établissements a atteint les 70 entre Tanger et Casablanca.
Cependant, l’établissement d’un organisme bancaire proprement dit au Maroc date du début du 20ème siècle.
C’est ainsi que la banque d’Etat du Maroc a été créée en 1907 en vertu d’une disposition de l’acte d’Algésiras.
Depuis et surtout à partir du traité du protectorat en 1912, de nombreuses banques étrangères, en majorité française, installèrent des filiales ou succursales au Maroc.
Au moment de l’indépendance, une trentaine d’établissement privé exerçaient la profession de banque au Maroc et contribuaient au financement de l’économie du pays.
Parallèlement aux banques commerciales privées, des institutions financières spécialisées ont été créées :
- la caisse de prêts immobiliers (actuellement CIH)
- la caisse marocaine des marchés
- la caisse centrale de garantie
- plusieurs organismes du crédit agricole
- des banques populaires
Jusqu’en 1943, les entreprises bancaires n’étaient soumises à aucune réglementation.
La banque d’Etat du Maroc n’exerçait que pré modestement son rôle de contrôle de la distribution des crédits par du réescompte car les établissements bancaires marocains obtenaient directement des concours auprès des maisons mères.
Depuis 1956, le système bancaire et para bancaire marocain connaît de très importantes transformations :
- suppression et transformation de certaines banques
- création de nouveaux établissements
- marocanisation de la quasi-totalité des établissements étrangers.
- Entrée en vigueur de la loi bancaire (dahir 21.04.1967)
- Création et réorganisation profonde des organismes financiers spécialisés
- Loi bancaire du 06.07.1993.

3- Opérations de banque
La banque peut être définie par ses activités qui comprennent la réception de fonds du public, la mise à la disposition de la clientèle et la gestion de moyens de paiement, et avec les fonds ainsi recueillis, la conduite d’opérations de crédit, elles-mêmes génératrices de nouveaux dépôts par le supplément de monnaie qu’elles sont amenées à créer.

a- les activités des banques :
Nombreuses, les activités des banques de dépôt se divisent entre les services aux particuliers, les activités de crédit, les services effectués pour le compte de l’Etat ou pour celui des émetteurs de valeurs mobilières.
Les services à la clientèle particulière sont le plus souvent rendus gratuitement en contrepartie du dépôt de fonds non rémunérés. Ils comprennent toutes les activités ayant trait à la gestion des comptes de dépôt (règlement et encaissement des chèques, recouvrement des factures, exécution des ordres de virement, gestion des règlements par carte bancaire et carte de crédit, opérations de change avec l’étranger). Certains services sont également rendus moyennant commission (conservation des titres, conseils concernant les placements, location de coffres-forts).
L’octroi de crédit, aux entreprises comme aux particuliers, est la principale source de profit pour les banques : celles-ci consentement des découverts, des avances, des prêts, et pratiquent également l’escompte d’effets de commerce.
Enfin, les services effectués pour le compte de l’Etat comprennent le placement des emprunts d’Etat, notamment les bons du trésor .les banques pratiquent en outre une activité de gestion auprès du public au profit des émetteurs d’actions et d’obligations.

b- le circuit bancaire :
L’activité des banques consiste en fait à transformer des dépôts en crédits ce qui explique leur rôle déterminant dans les processus de la création monétaire.
Deux types de dépôts peuvent être effectués auprès des banques : des dépôts à vue, dont le retrait ne nécessite par de préavis (c’est le cas des comptes de chèque, des comptes sur le livret tels A ou les plans d’épargne populaire, des comptes spéciaux tel le Codevi et des comptes courant des entreprises commerciales) ; et des dépôts à terme, qui ne peuvent faire l’objet d’un retrait qu’à terme fixe un retrait anticipé reste néanmoins possible, tout en entraînant la perte de certains avantages liés au dépôt à terme, en particulier une réduction du taux d’intérêt. 
A partir de ces dépôts, la banque dispose de fonds, qu’elles peuvent utiliser librement, à condition d’être toujours en mesure de les restituer si le déposant la demande. Pour ce faire, elle est tenue de respecter un certain rapport entre ses réserves de monnaie et les prêts qu’elle consent, rapport que l’on appelle son coefficient de liquidité.
Dés lors que la banque satisfait à ces conditions, elle est en mesure de créer de la monnaie : elle le fait non seulement lorsque, en contrepartie d’un dépôt, elle permet à son client de régler ses dépenses par chèques ou par carte de crédit mais également lorsqu’elle octroie des avances à un client débiteur .en effet, par sa seule volonté, son client pourra utiliser des moyens de paiement auxquels ne correspond aucun dépôt, ce qui revient à créer de la monnaie .en revanche, lorsque le client remboursera la banque, il y aura destruction de monnaie.
Si l’économie est en situation de croissance, le montant de la monnaie détruite restera inférieur à la création réalisée, et il y aura gonflement de la masse monétaire. Le même phénomène s’observe lorsqu’une banque achète des devises à l’étranger (elle crée de la monnaie nationale en contrepartie) ou lorsqu’elle consent des avances au trésor public, le banquier de l’Etat. Dans le cadre d’un tel système, on empêche les banques de créer indéfiniment de la monnaie, en les obligeant à déposer une partie de leurs avoirs auprès de la banque centrale : le montant qu’elles seront autorisées à créer dépendra donc, en dernière analyse, de leur capacité réelle de remboursement.

B- La bourse des valeurs :

1-Définition
La bourse des valeurs est un marché financier des capitaux à moyen et long terme. Les instruments utilisés sur la bourse des valeurs sont soit des actions ou des obligations appelées titres ou valeurs mobilières. La bourse est un marché où se confronte des offreurs et des demandeurs de fonds.

2- Historique
A l’origine, la bourse était un marché supposé ouvert à quiconque souhaitait vendre ou acheter ; La bourse de paris fut certainement érigée dans cet esprit, et siégea dans un édifice construit aux frais du public. Mais bientôt on réalisa que, pour homologuer ces contrats, il fallait un organisme officiel. C’est ainsi que les personnes autorisées à exercer en bourse furent limitées à certaines catégories d’opérateurs. La bourse joue un rôle important dans l’économie capitaliste. elle permet en effet la vente de titres commerciaux et constitue un marché de valeurs mobilières, encourageant ainsi l’investissement
Les principales places boursières dans le monde sont : NEW-YORK, LONDRES, TOKYO.
4-Le rôle de la bourse
Le marché boursier permet de :
Organiser les négociations sur les valeurs mobilières les monnaies et les lingots d’or
Faciliter les transactions sur ces valeurs ainsi que leurs cotations et la publication des cours dans les meilleures conditions de régularité
Faciliter l’émission des valeurs mobilières
Faciliter le contacte entre investisseurs et épargnants
Animer et élargir le marché financier aux investisseurs
De ce fait elle apparaît comme un élément moteur de l’industrialisation et de la croissance économique son ; plus évalués, ce qui est une opportunité de gain, plus de bénéfice pour les sociétaires.

- Pour l’épargnant :
Un particulier qui place son argent dans la bourse en achetant des titres de société peut devenir actionnaire dans telle affaire, ainsi devient membre de la société, il peut recevoir des dividendes.
- Pour les sociétés :
Pour les sociétés qui ont besoins d’argent pour étendre leurs activités, le recours à la BVC constitue le moyen le plus rapide et le plus sûre. Car il leur permet d’acquérir les capitaux en émettant des titres à la disposition des futurs acquérant, les sociétés récupérant leurs valeurs en argent, en prenant en considération tous ces avantages.
- Pour les sociétaires :
Les sociétaires tirent profit de la cotation en bourse des titres de leurs sociétés, du fait que cette inscription est une qualité de bonne santé de la société.
- Pour l’économie en général :
Elle permet de participer directement ou indirectement à l’effort d’expansion des entreprises par conséquent de l’économie du pays en général.

3-Les acteurs de la bourse
 Sociétés en bourse sont les acteurs de base, ce sont des organismes financiers qui sont souvent des filiales d'institutions financières chargées de la négociation et la cotation des valeurs mobilières, ce sont des personnes morales.
La société gestionnaire, SBVC, est une société de droit privé, dont le rôle est de gérer et de développer l’activité boursière.
Le CDVM (conseil déontologique des valeurs mobilières) il veille à la protection des épargnants et au bon fonctionnement du marché boursier (c’est un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, il est soumit à la tutelle de l’Etat.
Le OPCVM (organismes de placement collectif en valeur mobilière) il s’agit d’un portefeuille collectif de valeur mobilière et de titres gérés par des spécialistes (gérants) d’une grande institution financière et constituée par les fonds des épargnants. Cette expression recouvre les SICAV (sociétés d’investissement à capital variable) et les FCP (fonds communs de placement) ces 2 catégories d’organismes ont pour objet de gérer un portefeuille de valeurs mobilières : ils ont été conçus pour permettre aux épargnants d’accéder facilement au marché financier.

5-Relation entre marché primaire et marché secondaire
Marché primaire et marché secondaire sont indissociables en effet le premier dépend du deuxième : Les épargnants n’achètent des titres que quand ils sont sûrs de leur liquidité et rentabilité, c’est à dire quand ils sont assurés de pouvoir les revendre sur le marché secondaire à de bonnes conditions. Le marché secondaire dépend du primaire : la multiplication des échanges dépend des titres émis sur le marché primaire donc de l’effort de l’entreprise.

6-La dynamisation de la bourse

C. La dynamisation de la bourse a pour objectifs :
Financer l’économie en particulier les investissements productifs créateurs d’emplois.
Impulser la concurrence au sein du marché financier au sens large et ce afin d’encourager l’offre et la demande.

7-La fixation des prix en bourse
Chaque jour, des personnes désirent acheter des actions, d’autres en vendre, mais elles ne sont pas prêtes à le faire à n’importe quel prix. Les agents de change chargés de réaliser les opérations en bourse reçoivent des ordres d’achat et de vente. On regroupe lors de la cotation (dite par tiroir) les ordres d’achat et de vente à chaque limite de cours, en considérant que ceux qui achètent à 100F achètent aussi à moins (ordres d’achat cumulés)
et, réciproquement, que ceux qui veulent vendre à 100F le feront à fortiori à plus de 100F (ordres de vente cumulés). Le prix d’équilibre sera celui où s’échange un maximum de titres. Autrement dit, pour chaque limite de cours, on regarde les nombres : ordres d’achat cumulés et ordres de vente cumulés, le nombre d’échanges possibles étant le plus petit de ces deux nombres, on regarde ce qui se passe pour chaque limite de cours et on prend la ligne où il y a un maximum de titres négociés.
8-Les indices de la BVC
Sur la BVC 3 indices sont calculés :
- Indice général de la bourse(IGB)
- Casablanca finance groupe 25 (CFG)
- Upline securities index (USI)

L’indice général de la bourse :
Il est calculé par la société gestionnaire, l’échantillon pris en considération est composé de tous les titres cotés à la bourse(54 sociétés), l’indice de base est choisit d’une façon arbitraire pour la date du 31-12-1972 il est calculé chaque jour et publié par la société gestionnaire.

Le CFG 25 :
C’est un indice par une société financière (Casablanca finance groupe) l’échantillon pris en considération est composé de 25 titres côtés à la bourse casa. Les critères pris en considération sont : la taille et la représentation sectorielle. L’indice de base est choisit d’une façon arbitraire le 31-12-1987

L’USI :
L’USI est calculé par la société financière upline scurities. L’échantillon de calcul est composé de 10 sociétés cotées à la bourse des valeurs. Les sociétés sont choisies selon la taille et la représentation sectorielle, l’indice de base est choisit d’une façon arbitraire le
31-12-1989.

V- La gestion de trésorerie et de budget :

A- La gestion de trésorerie :

1- Définition :
La gestion prévisionnelle de la trésorerie est une méthode qui permet d’estimer et de prévoir dans quelle mesure l’entreprise devra tantôt recourir à un financement additionnel pour pouvoir régler ses paiements, tantôt procéder à des placements temporaires après avoir honoré ses engagements courants.
Seules des prévisions de trésorerie mais par mois peuvent permettre aux entreprises d’anticiper les besoins de financement à court terme liés aux décalages temporaires entre encaissements et décaissements.
2- Le budget de trésorerie :
L’ensemble de ces prévisions d’encaissement et de décaissement sont regroupées dans un plan de trésorerie.


Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
ENCAISSEMENTS
- Ventes
- Encaissements divers







TOTAL (1)






DECAISSEMENTS
- Achats
- Autres charges
- Divers






TOTAL (2)






SOLDE DE LA PERIODE
(3) = (1) – (2)






SOLDE DE DEPART (4)






SOLDE DE
TRESORERIE
(5) = (4) – (3)







B- La gestion de budget :

1- Le rôle
La gestion budgétaire est une méthode dynamique qui fait intervenir tous les responsables des centres de décision dans :
- La préparation des décisions
- La détermination des objectifs
- La mise en œuvre des moyens
- La traduction en chiffre des décisions prises par la direction
- La participation à la mise en place de la gestion budgétaire.

2- Les principes :

a) – Hiérarchie des budgets et interdépendance : budgets résultants sont élaborés à partir des budgets déterminants.
Ex : budget des approvisionnements est établi à partir du budget de production.

b) – La cohérence : les différents budgets sont établis en concertation afin que l’ensemble des prévisions soient réalisables.




 c) – Périodicité : les budgets sont déterminés pour une période donnée.
3- Les étapes :
Schéma d’ensemble de la gestion budgétaire :

Exemple :
Budget de production
L’entreprise GAMA fabrique des supports en acier.

Prévision des ventes pour le 1er trimestre :
Réalisation pendant le mois de Janvier :
-Janvier                           4 000 supports
-Février                           4 200 supports
-Mars                               3 800 supports
Il n’y a pas de stock de produits finis.
Coût variable pour un produit :
-Matières et fournitures            580
-Main-d’œuvre                          340
-Autres charges variables          220
Coût variable                          1 140
Charges fixes                 1 200 000 Dh
Vente 4 100 produits
Charges réelles :
-Matières et fournitures            2 420 000
-Main-d’œuvre directe             1 292 000
-Autres charges variables            928 000
- Charges fixes                          1 280 000


A- Budget de production pour le 1er trimestre

Janvier (4 000)
Février (4 200)
Mars (3 800)
Matières et
fournitures  (580 x Q)
Main-d’œuvre
directe  (340 x Q)
Autres charges
variables (220 x Q)
2 320 000

1 360 000

880 000
2 436 000

1 428 000

924 000
2 204 000

1 292 000

836 000
Coût variable
Charges fixes
4 560 000
1 200 000
4 788 000
1 200 000
4 332 000
1 200 000
Coût total
5 760 000
5 980 000
5 532 000

B- Réalisation et analyse ses écarts pour le mois de Janvier

Prévisions pour 4 100 produits
Réalisation
Ecarts

Mat. et fournitures
Main-d’œuvre D
Autres ch. variable
Charges fixes
Q
PU
M
Favorables
Défavorables
580
340
220
4 100
4 100
4 100
2 378 000
1 394 000
902 000
1 200 000
2 420 000
1 292 000
928 000
1 280 000

102 000
42 000
26 000
80 000


5 874 000
5 920 000
102 000
148 000
            Pour faire ressortir les écarts, il faut calculer le coût prévisionnel pour la qualité réelle (réalisation de Janvier : 4 100 produits au lieu de 4 000 prévus).
·      Réel – préétabli > 0 défavorable
·      Réel – préétabli < 0 défavorable
Ecart global = 5 920 000 – 5 874 000 = 46 000 défavorable, ou
148 000 – 102 000 = 46 000 défavorable.
L’écart global est défavorable
La main-d’œuvre a permis un gain de productivité mais qui a été annulé par le prix des matières et des autres charges

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